Je quitte l'île de Hateruma. Avant, je suis monté sur le rooftop. De bon matin. Les yeux encore mi-clos et le corps endormi. Avec le duvet sur les épaules. Pour voir le soleil et le jour se lever. Entendre une dernière fois le ressac de la mer et le souffle du vent. Admirer encore les dégradés de bleus du lagon. Avec le profil d'Iriomote sur la ligne d'horizon. Revoir la plage de sable blanc et ses colonies de bernard l'hermitte. Lorsque je monte à bord du speed-boat, je suis certain d'avoir vécu une parenthèse magique et enchantée. A toute vitesse, l'île s'éloigne. Puis s'efface. Comme un songe désormais lointain. La mer s'étend à perte de vue. Domine le panorama. Et se confond avec le ciel dépourvu de nuage.

*Engawa, Ishgaki City, Yaeyama,

*78-87, Ishgaki City, Yaeyama,


*Bordure, Ishgaki City, Yaeyama,


*Sanctuaire shinto, Ishigaki City, Yaeyama,

*Shisas, Ishigaki City, Yaeyama,


*Shimenawa, Ishigaki City, Yaeyama,


*Cour sacré, Ishigaki City, Yaeyama,


*Haiden, Ishigaki City, Yaeyama,


*Imaru, Ishigaki City, Yaeyama,


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*Chemin de campagne, Ishigaki City, Yaeyama,


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*Retour de pêche, Ishigaki City, Yaeyama,


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*Bureau de pêche, Ishigaki City, Yaeyama,


*La ruche, Ishigaki City, Yaeyama,

Promenade urbaine à Ishigaki-City. La ville principale de l'île. 70 000 habitants. Pourtant, on dirait un gros bourg de province. Tout est cool. Peu de circulation. Peu de monde. Pour une ville de cette taille, on se déplace beaucoup en scooter et en vélo. Ou à pied. Sur les trottoirs, les piétons. Difficile de savoir si ce sont des locaux ou des touristes de passage. Peu ou pas d'occidentaux. Mon visage se remarque vite. On m'offre souvent un sourire timide avec un signe affirmatif de la tête. En remontant la ville, l'ambiance se fait résidentielle. Les collectifs côtoient les petite maisons. Les maisons modernes et les maisons traditionnelles. Toutes ont des jardins raffinés et exubérants à la fois. Avec une couverture végétale importante. Ce qui offre des jeux d'ombres et de lumières. Comme un théâtre balinais. Je me plais à chercher ma maison. Elles me plaisent toutes. Certaines un peu plus que d'autres. Mais le choix est difficile. Ce qui est certain, c'est ma fascination pour la maison japonaise. Son architecture. Sa volumétrie. Sa circulation. Son agencement. L'organisation des espaces et de la vie quotidienne. Son jardin. Les détails. Les shisas posés sur le toit en tuile. Assurant la protection de ce cocon individuel ou familial. Dehors, une vieille grand-mère enlève les fleurs fanées de ses orchidées. Une femme étend le linge fraichement lavé. Un monsieur débroussaille un trottoir envahi par les herbes folles. Et un grand-père rassemble les feuilles mortes dans un coin. Il y a là des scènes de vie typiques et authentiques. Banales. Un vrai plaisir pour les yeux. Arrivé aux portes de la ville, l'urbanisation s'arrête avec la rivière. De l'autre coté du pont, la campagne. Là aussi, des scènes quotidiennes se jouent en simultané. Les paysans arrosent les plantes dans les serres d'une pépinière. Un tourniquet mouille la terre et les semis plantés. On passe le motoculteur. On ramasse les légumes et on désherbe entre les sillons de permaculture. Dans les rizières, les grains de riz murissent au soleil. Pendant que d'autres continuent de grandir. Dans la lumière dorée de fin d'après-midi, ces instants sont magiques. Avec une pointe de mystère et de fantastique. Et comme toujours, les corbeaux veillent au-dessus de moi.
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